À l’image d’un Paris cosmopolite, la Salle d’Armes du Cercle Militaire, nichée au cœur de la capitale, ouvre ses portes à des tireurs venus des quatre coins du monde : Italiens, Brésiliens, Portugais, Américains, etc.
Elle accueille également des athlètes internationaux de passage à Paris, en quête d’un lieu d’entraînement entre deux étapes de Coupe du Monde.
C’est ainsi que nous avons eu le plaisir de recevoir Natalia Toby, épéiste américaine actuellement classée 136e au niveau mondial, lors de son passage entre les compétitions internationales 2025 de Budapest et de Marrakech.
Welcome to international fencers
Reflecting the cosmopolitan spirit of Paris, the Salle d’Armes of the Cercle Militaire, nestled in the heart of the capital, welcomes fencers from all over the world: Italians, Brazilians, Portuguese, Americans…
The club also hosts international athletes passing through Paris, looking for a place to train between World Cup stages.
This is how we had the pleasure of welcoming Natalia Toby, an American épée fencer currently ranked 136th in the world, during her stay between the 2025 international competitions in Budapest and Marrakech.
Dans les salons du Cercle national des armées, nos escrimeurs et escrimeuses du Cercle militaire laissent leurs armes et se retrouvent autour d’un dîner convivial
Tous les ans, les membres répondent à l’appel de leurs maîtres et se réunissent dans les prestigieux salons du Cercle national des Armées.
C’est l’occasion de laisser ses armes et la tenue blanche de côté pour se (re)découvrir autrement et se réunir autour d’un bon repas. Au Cercle, la tenue correcte est exigée mais l’ambiance est détendue mais absolument pas guindée.
Plus qu’un dîner, c’est un moment de communion entre les générations, les anciens et les nouveaux inscrits, la société civile et l’univers militaire.
On parlera escrime, bien sûr, mais pas que ! Après les discours et les ovations aux maîtres, les plaisanteries vont bon train. Les amitiés naissent ou se consolident. Un petit moment « hors escrime » pour mieux y revenir ensuite…
Chaque mois de janvier, la Salle d’Escrime du Cercle Militaire de l’Armée (CNA) range les fleurets et sabres quelques instants pour une parenthèse gourmande et festive. La galette des rois y est bien plus qu’un dessert : c’est un moment de camaraderie, de rires… et parfois de compétition pour la couronne !
Il y a des traditions qui évoluent et d’autres qui semblent parfois immuables. Au Cercle militaire, la dégustation de la galette se range clairement dans la deuxième catégorie. Dans le temple feutré de la salle d’armes du CNA, l’acier cesse de chanter le temps d’un soir. Le traditionnel rendez-vous de la galette des rois réunit chaque année, en janvier, tireurs passionnés, maîtres d’armes et amis du club autour de ce rituel immuable : partager une part de frangipane et lever une coupe de champagne ou de jus de pomme, tous réunis dans une ambiance à la fois détendue et espiègle.
C’est au cœur même de la salle, entre les pistes d’escrime, que se déroule ce moment convivial, dans un décor insolite mêlant vestes blanches et flûtes dorées. Les conversations fusent, les éclats de rire aussi — surtout quand on découvre que certains n’attendent même pas la fève pour coiffer une couronne dorée ! Une manière malicieuse, sans doute, de rappeler qu’ici, on aime gagner… même en gourmandise.
Mais pas question de rester trop longtemps au buffet : chez les escrimeurs du CNA, l’appel de la piste est toujours le plus fort. Une fois la galette dégustée, certains remettent le masque et reprennent le fleuret, dans une ambiance plus légère et l’estomac parfois plus lourd. Mais rien de tel que quelques assauts pour digérer l’amande…
La galette du CNA, c’est l’art de mêler tradition et passion, sabre et champagne, élégance et humour. C’est aussi notre manière de bien commencer l’année.
Chaque année, le tournoi Valès rassemble les tireurs du Cercle Militaire des Armées dans une ambiance aussi conviviale qu’exigeante. Une belle tradition sportive et amicale au cœur du 8ᵉ arrondissement de Paris.
Le Valès, c’est le rendez-vous incontournable des escrimeurs du Cercle Militaire – Cercle National des Armées. Ce tournoi interne emblématique se décline dans les trois armes : fleuret, épée et sabre, pour les hommes comme pour les femmes. L’objectif ? Confronter les tireurs du club dans un esprit de compétition amical, mais avec le sérieux et la passion que réclame l’art de l’escrime.
Au fleuret et au sabre, la compétition s’organise sur une soirée bien rythmée : un premier tour de poules permet d’établir le tableau d’élimination directe. Puis les choses sérieuses commencent : 24 tireurs s’élancent, suivis des phases à 16, puis à 8, à 4… jusqu’à la grande finale.
Le club d’escrime du Cercle militaire compte plus d’épeistes, ce qui rend le Valès « épée » un peu particulier. Les poules de classement s’étalent sur tout un mois. Chacun peut donc se qualifier à son rythme. La tableau final de 24 tireurs fera toujours quelques déçus (de ne pas y être) et la compétition s’achève avec la finale.
L’atmosphère monte d’un cran pour les derniersassauts : les demi-finales, la petite finale et la finale sont arbitrées par les maîtres d’armes, sous les yeux attentifs des tireurs et des habitués du Cercle. Le sérieux du sport y côtoie la bonne humeur d’un club où l’on se connaît bien.
À la fin, les quatre finalistes posent pour une photo souvenir, et la soirée peut se conclure – selon les envies – par une bonne douche… ou un débriefing plus ou moins sportif autour d’un verre, au bar du club à l’étage !
Et bien sûr, il y a des récompenses à la clé : les grands gagnants repartent avec des goodies premium du club (surprise garantie !), remis lors du pot de fin d’année en juin, qui réunit toute la famille escrimeuse du Cercle Militaire dans une ambiance chaleureuse et festive.
À l’occasion de ses 100 ans, Gilbert Ginsburger, figure emblématique de l’escrime au Cercle militaire de Paris, a été célébré comme il se doit. Président de la salle d’armes pendant plus de 30 ans, il devient président d’honneur en 2025. Retour sur un moment fort en émotion et en convivialité, organisé par le général Bernard Aussedat et les maîtres d’armes.
Décembre 2024 restera une date gravée dans les mémoires de la salle d’armes du Cercle militaire. Ce mois-là, les escrimeurs et escrimeuses se sont réunis pour célébrer un événement exceptionnel : les 100 ans de leur président bien-aimé, Gilbert Ginsburger, désormais nommé président d’honneur après plus de trente ans à la tête de notre salle.
Une figure inspirante pour les escrimeurs du Cercle militaire
Magistrat de haut vol, escrimeur passionné, homme d’une rare élégance morale et d’un humour à toute épreuve, Gilbert Ginsburger est une figure incontournable de notre Cercle. Depuis 1991, il a incarné l’esprit de notre salle : exigence, passion, respect et camaraderie. Toujours à l’écoute, toujours juste, il a su faire vivre une institution où chacun se sent accueilli, reconnu et encouragé.
En devenant président d’honneur, il ne quitte pas la salle – loin de là. Il continue de venir régulièrement, partageant conseils avisés et anecdotes avec cette bienveillance qu’on lui connaît.
Une fête à son image : conviviale et chaleureuse
À l’initiative du président actuel, le Général Bernard Aussedat, et des maîtres d’armes, la salle s’est parée de ses plus beaux atours pour une soirée à la hauteur de l’homme célébré. Entre éclats de rires, souvenirs partagés, et instants d’émotion, les discours ont salué l’engagement sans faille du « Président », sa rigueur teintée d’humanité, et son amour du sport et des gens.
Les tireurs de tous âges, anciens et nouveaux, les membres du Cercle et les invités ont levé leur verre à la santé d’un centenaire qui, fidèle à lui-même, a remercié chacun avec humilité et humour.
Une salle d’armes vivante, un esprit intact
Cette célébration a montré, une fois de plus, que notre salle est bien plus qu’un lieu d’entraînement : c’est une communauté d’escrimeurs et d’escrimeuses, unie par une passion commune et une profonde estime pour ceux qui font vivre cet esprit. Et nul ne l’a mieux incarné jusqu’à présent que Gilbert Ginsburger.
Merci, Monsieur le Président, et bravo pour ce centenaire lumineux !
Christelle travaille à Paris et dessine des portraits, des intérieurs et des paysages. Elle est venue à la Salle du cercle Militaire pour faire dessins remplis de charme de la salle et de ses tireurs.