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  • Portrait de Franck, sabreur

    Portrait de Franck, sabreur

    Peux-tu décrire ton style d’escrime ?
    Mon style est physique, agressif et explosif. C’est un échappatoire à la vie professionnelle, donc j’ai vraiment besoin de cette explosivité, le fait d’aller vers l’autre, cette rencontre, ce duel, ce combat à deux. Ayant fait du judo dans le passé, je retrouve un petit peu les mêmes sensations lors de l’échange à deux.

    Quels sont actuellement tes objectifs sportifs ?
    J’ai actuellement deux objectifs. Le premier à court terme, c’est de continuer à progresser dans mon arme. Et le deuxième à plus ou moins long terme, c’est de faire de la compétition. Dans quelques années, quand j’aurai professionnellement la possibilité de prendre un petit peu de distance, je pourrai consacrer davantage de mon temps à la compétition, et faire des déplacements le week-end, ce que je ne peux absolument pas faire aujourd’hui.

    Qu’est-ce que la salle d’armes t’a appris sur toi-même ?
    C’est une question compliquée et ce n’est pas simple de trouver des réponses. Elle m’a peut-être appris que je pouvais m’amuser avec des adversaires de 7 à 77 ans, voire même peut-être au-delà de 77 ans, ce que je n’aurais jamais imaginé dans le passé.

    Qu’est-ce que la salle d’armes t’a apporté dans les différents domaines de ta vie ?
    Elle m’a apporté un réseau parce qu’on y rencontre des gens extrêmement intéressants qui viennent d’horizons différents. C’est l’occasion de côtoyer des jeunes qui ont une vingtaine d’années, l’âge de mes enfants. C’est très sympathique car généralement la société ne permet pas de nouer contact avec des gens de générations différentes. Ensuite, cela permet aussi de rencontrer des gens beaucoup plus âgés qui sont en retraite, qui ont une autre forme de disponibilité et qui ont très souvent une très grande culture. Comme je suis aussi passionné d’histoire, ça me permet d’échanger sur des sujets historiques. Et comme je garde un très bon souvenir de mon passage à l’armée, c’est aussi agréable de fréquenter quelques militaires qui sont intégrés à la salle.

    Peux-tu partager un moment dont tu te souviens, où tu t’es dépassé ou bien où tu as été heureux d’être ici ?
    Je continue à beaucoup apprécier les repas qui sont organisés, car ils permettent de nous fréquenter, de prendre davantage le temps de discuter avec les autres escrimeurs dans un autre contexte. J’apprécie aussi particulièrement les pots que nous organisons de temps en temps après une séance d’escrime, et notamment dans le bar au-dessus de la salle d’armes, qui propose souvent des soirées musicales. Et plus sportivement, j’ai le souvenir d’un bel échange que j’avais eu avec un autre sabreur, Théo. Nous avons eu au moins 5 ou 6 échanges avant de pouvoir marquer. C’est un très beau souvenir parce qu’en général au sabre, c’est plutôt rapide.

    Si tu devais convaincre quelqu’un de rejoindre la salle d’armes du cercle militaire, que lui dirais-tu ?
    C’est très simple : c’est accessible à tous niveaux. Qu’on ait fait du sport ou pas, l’escrime qui y est proposée est accessible pour tous les âges et la salle d’armes en plus, est accessible tous les jours et pendant les vacances.

  • Rejoignez nos valeurs

    Rejoignez nos valeurs

    Convivialité

    Ne soyez pas intimidé(e) par cette salle militaire, centenaire, sise dans un magnifique palais néo-classique. Attachée à notre héritage, mais loin des garde-à-vous, notre salle est un lieu convivial, où vous retrouverez, tous les soirs, les mêmes aficionados qu’il vous faudra déloger des pistes.

    L’organisation de la salle, avec ses horaires réguliers, ses grandes plages d’ouverture et la présence de nos maîtres d’armes, permet le développement d’un véritable esprit de club, ouvert à toutes et à tous, grand débutant(e) de tout âge comme confirmé(e).

    Escrime trans-générationelle

    Au sein du Cercle National des Armées, vous croiserez des tireuses et tireurs de tous les âges. L’ escrime est certes un sport dynamique, nécessitant réactivité et explosivité. Mais, c’est aussi un sport qui requiert de l’analyse, de la précision et de la technique, des qualités qui se développent avec l’expérience. Les fougueuses jeunes générations ont bien des choses à apprendre de leurs aîné(e)s, et les gagnants ou gagnantes ne sont pas toujours celles et ceux que l’on croie…

    Cette diversité générationnelle est aussi une source d’enrichissement collectif et personnel. Notre salle d’armes réunit en un même lieu des tireurs et tireuses qui, de par leur âge et leur parcours, ne se seraient probablement jamais croisés ailleurs que sur la piste, et, bien au-delà de l’escrime, ce sont des amitiés improbables qui peuvent se nouer en croisant le fer.

    Escrime responsable

    Enfiler sa veste d’escrime n’est jamais neutre.

    Pour certaines et certains, c’est parfois compliqué. Surtout à l’adolescence quand son corps change, qu’il faut revêtir une tenue blanche et près du corps.

    L’escrime, c’est encore aujourd’hui un sport plutôt masculin. Bien que les femmes soient de plus en plus nombreuses, il reste encore des progrès à faire pour atteindre la parité dans ce sport de combat et d’opposition (la fédération française d’escrime compte 30% de femmes licenciées).

    Enfin, pratiquer un sport, comme toute activité, n’est pas neutre pour l’environnement. Fondre du métal pour produire des lames, acheter des équipements sportifs, se déplacer pour ses compétitions, etc., autant d’activités liées à l’escrime dont l’empreinte environnementale doit être prise en considération pour pratiquer notre sport de façon écologiquement responsable et en limitant ses impacts.

    A la salle d’armes du Cercle national des armées, nous souhaitons sensibiliser nos escrimeuses et escrimeurs à toutes ces problématiques dans la pratique de leur sport. Plusieurs actions ont déjà été menées dans ce sens : Octobre rose ; atelier sur la transition écologique auprès des enfants, en partenariat avec l’association Les Climatosportifs, et d’autres actions seront menées dans les prochains mois.