Je qualifierais mon style d’escrime comme un état d’esprit assez compétitif, qui s’exprime dans le jeu et dans le partage avec les autres membres de la salle.
Quels sont actuellement tes objectifs sportifs ?
J’aime l’idée de mesurer ma progression au fur et à mesure des semaines. Je tente d’aller toujours plus loin dans les compétitions nationales ou régionales, même si c’est difficile parfois de constater cette progression…
Qu’est-ce que la salle d’armes t’a appris sur toi-même ?
Je pense principalement qu’elle m’a permis de développer une grande capacité d’adaptation et de gérer ma frustration face à des situations à enjeu. J’ai pu développer une meilleure maîtrise de mes émotions.
Qu’est-ce que la salle d’armes t’a apporté dans les différents domaines de ta vie ?
Que la rivalité sur la piste n’est pas incompatible avec une amitié réelle. J’ai également observé que dans le milieu professionnel, cela m’a permis d’acquérir davantage de patience, de persévérance et un certain goût de la performance.
Peux-tu partager un moment dont tu te souviens, où tu t’es dépassée ou bien où tu as été heureuse d’être ici ?
Ce sentiment de dépassement de soi arrive très régulièrement en venant à la salle. En fait, c’est très simple : je suis heureuse chaque fois que je viens y passer un moment !
Si tu devais convaincre quelqu’un de rejoindre la salle d’armes du cercle militaire, que lui dirais-tu ?
Je dirais que l’on peut y trouver vraiment ce qu’on vient y chercher. Il suffit de bien cerner qui l’on est et quels sont ses objectifs personnels : tout ce que propose la salle d’armes peut alors aisément s’adapter à chacun !
Peux-tu décrire ton style d’escrime ? Mon style est physique, agressif et explosif. C’est un échappatoire à la vie professionnelle, donc j’ai vraiment besoin de cette explosivité, le fait d’aller vers l’autre, cette rencontre, ce duel, ce combat à deux. Ayant fait du judo dans le passé, je retrouve un petit peu les mêmes sensations lors de l’échange à deux.
Quels sont actuellement tes objectifs sportifs ? J’ai actuellement deux objectifs. Le premier à court terme, c’est de continuer à progresser dans mon arme. Et le deuxième à plus ou moins long terme, c’est de faire de la compétition. Dans quelques années, quand j’aurai professionnellement la possibilité de prendre un petit peu de distance, je pourrai consacrer davantage de mon temps à la compétition, et faire des déplacements le week-end, ce que je ne peux absolument pas faire aujourd’hui.
Qu’est-ce que la salle d’armes t’a appris sur toi-même ? C’est une question compliquée et ce n’est pas simple de trouver des réponses. Elle m’a peut-être appris que je pouvais m’amuser avec des adversaires de 7 à 77 ans, voire même peut-être au-delà de 77 ans, ce que je n’aurais jamais imaginé dans le passé.
Qu’est-ce que la salle d’armes t’a apporté dans les différents domaines de ta vie ? Elle m’a apporté un réseau parce qu’on y rencontre des gens extrêmement intéressants qui viennent d’horizons différents. C’est l’occasion de côtoyer des jeunes qui ont une vingtaine d’années, l’âge de mes enfants. C’est très sympathique car généralement la société ne permet pas de nouer contact avec des gens de générations différentes. Ensuite, cela permet aussi de rencontrer des gens beaucoup plus âgés qui sont en retraite, qui ont une autre forme de disponibilité et qui ont très souvent une très grande culture. Comme je suis aussi passionné d’histoire, ça me permet d’échanger sur des sujets historiques. Et comme je garde un très bon souvenir de mon passage à l’armée, c’est aussi agréable de fréquenter quelques militaires qui sont intégrés à la salle.
Peux-tu partager un moment dont tu te souviens, où tu t’es dépassé ou bien où tu as été heureux d’être ici ? Je continue à beaucoup apprécier les repas qui sont organisés, car ils permettent de nous fréquenter, de prendre davantage le temps de discuter avec les autres escrimeurs dans un autre contexte. J’apprécie aussi particulièrement les pots que nous organisons de temps en temps après une séance d’escrime, et notamment dans le bar au-dessus de la salle d’armes, qui propose souvent des soirées musicales. Et plus sportivement, j’ai le souvenir d’un bel échange que j’avais eu avec un autre sabreur, Théo. Nous avons eu au moins 5 ou 6 échanges avant de pouvoir marquer. C’est un très beau souvenir parce qu’en général au sabre, c’est plutôt rapide.
Si tu devais convaincre quelqu’un de rejoindre la salle d’armes du cercle militaire, que lui dirais-tu ? C’est très simple : c’est accessible à tous niveaux. Qu’on ait fait du sport ou pas, l’escrime qui y est proposée est accessible pour tous les âges et la salle d’armes en plus, est accessible tous les jours et pendant les vacances.
Réservées aux membres du Cercle militaire de 16 ans et plus, inscrits en 2024-2025
Pour la saison 2025-2026, nous vous offrons la possibilité de vous réinscrire au Cercle militaire en ligne via un formulaire de réinscription Hello Asso que nous allons vous envoyer par mail.
N.B. : Ce formulaire étant réservé aux réinscriptions, il ne sera pas disponible en ligne sur notre site. Si vous êtes nouveau et que vous souhaitez vous inscrire, merci de contacter en premier lieu les maîtres soit par mail (co*****@********cm.paris) soit par téléphone (06 79 32 14 07) pour convenir d’un rendez-vous à la salle d’armes.
Comme tous les ans, les réinscriptions concernent les membres civils, militaires d’active et personnels de la Défense.
Votre réinscription vous donne un accès illimité à la salle, aux leçons, à un casier privatif, une penderie et aux appareils de musculation en libre service pendant les horaires d’ouverture de la salle.
Les cours de gymnastique des mardis et vendredis (17h15-18h) vous sont également accessibles.
Après votre entraînement, vous pourrez profiter des services de bar et restauration du Cercle National des Armées.
N.B. : Votre adhésion à la salle d’armes vous permet de convier deux invités au Cercle Militaire.
La salle d’armes du Cercle militaire, fondée en 1892, est l’une des plus anciennes salles d’armes de Paris. De ses origines militaires à son statut de club d’escrime ouvert à toutes et tous. L’histoire de cette institution emblématique qui a marqué l’escrime française et parisienne se raconte ici.
L’art des armes, et particulièrement l’escrime, a toujours tenu une place de choix à Paris. Dès la fin du XIXe siècle, la capitale comptait plus d’une vingtaine de salles d’armes, dont certaines jouissaient d’une véritable importance, avec des maîtres réputés tels que Mérignac ou Pons. C’est dans ce contexte effervescent qu’est née, en 1892, notre salle d’armes.
Origines et Évolution
Initialement, la salle d’armes du Cercle militaire était l’héritière de la salle d’armes du Cercle de garnison de Paris créée en 1880. Sa première installation principale se trouvait au 49, avenue de l’Opéra, complétée par une salle annexe située à la caserne du 37, rue de Bellechasse. Cette dernière était purement militaire. L’enseignement de l’escrime était devenu obligatoire dans tous les corps de troupe après 1870. En 1873, une École militaire de gymnastique et d’escrime avait même été créée à Joinville pour former les maîtres d’armes. Des maîtres comme le Maître Auriol, installé rue de Laborde près de Saint-Augustin, ou le Maître Dodivers, qui dirigera la salle pendant 35 ans à partir de 1920, ont grandement contribué à la formation et à la renommée de l’escrime militaire.
Défis et Croissance
La salle de l’Opéra, dirigée par le maître Ringuel, accueillait des officiers, avec une cotisation annuelle de 60 Francs en 1891, passant à 100 Francs en 1908. Si des améliorations ont été apportées, notamment l’installation d’un téléphone en 1891, les premières années furent aussi marquées par des défis. Des polémiques sur les dépenses, le prix et la qualité des fournitures ont eu lieu, et des soucis comme le manque d’eau chaude pour les douches étaient fréquents. Malgré ces aléas, le nombre d’escrimeurs augmentait, passant de 40 en 1897 à 72 en 1901. Le Cercle militaire organisait des rencontres fréquentes, dont un assaut annuel en 1894 avec 1000 cartons d’invitation et 200 invitations supplémentaires pour les dames.
L’installation place Saint-Augustin
Un tournant majeur survient en 1927. Le Cercle National des Armées absorbe le Cercle de garnison, entraînant la deuxième installation de la salle d’armes au 8, place Saint-Augustin. Ces locaux, situés au premier sous-sol, avaient été prévus par une loi du 16 avril 1924. Après les affres de la guerre, notamment l’occupation allemande qui a forcé la salle à déménager temporairement rue Blanche, les activités ont repris leur cours habituel. La salle a vu défiler de nombreuses personnalités, dont des présidents marquants comme les généraux Gourbeaud et Costes, ou des maîtres de renom comme Samson Dodivers. Des événements sportifs notables, comme le challenge de Bâle remporté en 1937 par le capitaine Coutrot, le lieutenant Dulieux et le lieutenant Ferri, ont jalonné cette période.
L’arrivée des femmes dans l’escrime
À partir des années 1960, la salle d’armes, toujours en prise avec les évolutions de la société, a commencé à intégrer des femmes escrimeuses dans ses rangs, marquant une évolution significative dans l’histoire de l’institution. Cette inclusion a non seulement enrichi la diversité des membres, mais a également apporté une nouvelle dynamique et des succès sportifs notables.
Programmes et initiatives actuels
Aujourd’hui, la salle d’armes du Cercle National des Armées est une association régie par la loi de 1901. Elle est ouverte à toutes et à tous comme club d’escrime et de culture physique. Pour l’exercice 2023-2024, elle comptait 270 membres, et accueille de nombreux jeunes, des poussins aux cadets, perpétuant ainsi une tradition séculaire de l’escrime à Paris. En 2025, plus de 300 inscrits (adultes et enfants) croisent le fer toute la semaine.
La salle propose une variété de programmes pour attirer et former de nouveaux membres, incluant des cours pour les jeunes, des compétitions régulières, et des événements sociaux qui renforcent l’esprit de communauté. Les initiatives pour attirer de nouveaux membres incluent des stages d’initiation, des démonstrations publiques (notamment l’été et/ou pendant les périodes olympiques), et des collaborations avec des écoles locales pour promouvoir l’escrime comme un sport accessible et enrichissant.
La salle d’armes du Cercle National des Armées continue de perpétuer un héritage riche et varié, tout en s’adaptant aux évolutions modernes pour rester un pilier de l’escrime à Paris.
1992 : Plaquette du Centenaire de la Salle Armes 1892-1992
Dans les salons du Cercle national des armées, nos escrimeurs et escrimeuses du Cercle militaire laissent leurs armes et se retrouvent autour d’un dîner convivial
Tous les ans, les membres répondent à l’appel de leurs maîtres et se réunissent dans les prestigieux salons du Cercle national des Armées.
C’est l’occasion de laisser ses armes et la tenue blanche de côté pour se (re)découvrir autrement et se réunir autour d’un bon repas. Au Cercle, la tenue correcte est exigée mais l’ambiance est détendue mais absolument pas guindée.
Plus qu’un dîner, c’est un moment de communion entre les générations, les anciens et les nouveaux inscrits, la société civile et l’univers militaire.
On parlera escrime, bien sûr, mais pas que ! Après les discours et les ovations aux maîtres, les plaisanteries vont bon train. Les amitiés naissent ou se consolident. Un petit moment « hors escrime » pour mieux y revenir ensuite…
Note : le « M » correspond à « Moins de » et le chiffre à l’âge: M7 = Moins de 7 ans La salle d’armes du Cercle militaire propose à ses jeunes escrimeurs ses propres catégories pour les plus jeunes escrimeurs. Il ne s’agit pas des dénominations officielles de la FFE mais cela rend l’ambiance du club plus sympathique !
Nous accueillons votre enfant jusqu’à 3 fois dans la semaine selon 2 formules au choix:
3 séances en semaine: lundi, mercredi, jeudi
ou
3 séances : samedi et 2 autres séances en semaine au choix
Les tarifs Enfants sont fixés que votre enfant participe à 1 , 2 ou 3 séances par semaine.