Réservées aux membres du Cercle militaire de 16 ans et plus, inscrits en 2024-2025
Pour la saison 2025-2026, nous vous offrons la possibilité de vous réinscrire au Cercle militaire en ligne via un formulaire de réinscription Hello Asso que nous allons vous envoyer par mail.
N.B. : Ce formulaire étant réservé aux réinscriptions, il ne sera pas disponible en ligne sur notre site. Si vous êtes nouveau et que vous souhaitez vous inscrire, merci de contacter en premier lieu les maîtres soit par mail (co*****@********cm.paris) soit par téléphone (06 79 32 14 07) pour convenir d’un rendez-vous à la salle d’armes.
Comme tous les ans, les réinscriptions concernent les membres civils, militaires d’active et personnels de la Défense.
Votre réinscription vous donne un accès illimité à la salle, aux leçons, à un casier privatif, une penderie et aux appareils de musculation en libre service pendant les horaires d’ouverture de la salle.
Les cours de gymnastique des mardis et vendredis (17h15-18h) vous sont également accessibles.
Après votre entraînement, vous pourrez profiter des services de bar et restauration du Cercle National des Armées.
N.B. : Votre adhésion à la salle d’armes vous permet de convier deux invités au Cercle Militaire.
La salle d’armes du Cercle militaire, fondée en 1892, est l’une des plus anciennes salles d’armes de Paris. De ses origines militaires à son statut de club d’escrime ouvert à toutes et tous. L’histoire de cette institution emblématique qui a marqué l’escrime française et parisienne se raconte ici.
L’art des armes, et particulièrement l’escrime, a toujours tenu une place de choix à Paris. Dès la fin du XIXe siècle, la capitale comptait plus d’une vingtaine de salles d’armes, dont certaines jouissaient d’une véritable importance, avec des maîtres réputés tels que Mérignac ou Pons. C’est dans ce contexte effervescent qu’est née, en 1892, notre salle d’armes.
Origines et Évolution
Initialement, la salle d’armes du Cercle militaire était l’héritière de la salle d’armes du Cercle de garnison de Paris créée en 1880. Sa première installation principale se trouvait au 49, avenue de l’Opéra, complétée par une salle annexe située à la caserne du 37, rue de Bellechasse. Cette dernière était purement militaire. L’enseignement de l’escrime était devenu obligatoire dans tous les corps de troupe après 1870. En 1873, une École militaire de gymnastique et d’escrime avait même été créée à Joinville pour former les maîtres d’armes. Des maîtres comme le Maître Auriol, installé rue de Laborde près de Saint-Augustin, ou le Maître Dodivers, qui dirigera la salle pendant 35 ans à partir de 1920, ont grandement contribué à la formation et à la renommée de l’escrime militaire.
Défis et Croissance
La salle de l’Opéra, dirigée par le maître Ringuel, accueillait des officiers, avec une cotisation annuelle de 60 Francs en 1891, passant à 100 Francs en 1908. Si des améliorations ont été apportées, notamment l’installation d’un téléphone en 1891, les premières années furent aussi marquées par des défis. Des polémiques sur les dépenses, le prix et la qualité des fournitures ont eu lieu, et des soucis comme le manque d’eau chaude pour les douches étaient fréquents. Malgré ces aléas, le nombre d’escrimeurs augmentait, passant de 40 en 1897 à 72 en 1901. Le Cercle militaire organisait des rencontres fréquentes, dont un assaut annuel en 1894 avec 1000 cartons d’invitation et 200 invitations supplémentaires pour les dames.
L’installation place Saint-Augustin
Un tournant majeur survient en 1927. Le Cercle National des Armées absorbe le Cercle de garnison, entraînant la deuxième installation de la salle d’armes au 8, place Saint-Augustin. Ces locaux, situés au premier sous-sol, avaient été prévus par une loi du 16 avril 1924. Après les affres de la guerre, notamment l’occupation allemande qui a forcé la salle à déménager temporairement rue Blanche, les activités ont repris leur cours habituel. La salle a vu défiler de nombreuses personnalités, dont des présidents marquants comme les généraux Gourbeaud et Costes, ou des maîtres de renom comme Samson Dodivers. Des événements sportifs notables, comme le challenge de Bâle remporté en 1937 par le capitaine Coutrot, le lieutenant Dulieux et le lieutenant Ferri, ont jalonné cette période.
L’arrivée des femmes dans l’escrime
À partir des années 1960, la salle d’armes, toujours en prise avec les évolutions de la société, a commencé à intégrer des femmes escrimeuses dans ses rangs, marquant une évolution significative dans l’histoire de l’institution. Cette inclusion a non seulement enrichi la diversité des membres, mais a également apporté une nouvelle dynamique et des succès sportifs notables.
Programmes et initiatives actuels
Aujourd’hui, la salle d’armes du Cercle National des Armées est une association régie par la loi de 1901. Elle est ouverte à toutes et à tous comme club d’escrime et de culture physique. Pour l’exercice 2023-2024, elle comptait 270 membres, et accueille de nombreux jeunes, des poussins aux cadets, perpétuant ainsi une tradition séculaire de l’escrime à Paris. En 2025, plus de 300 inscrits (adultes et enfants) croisent le fer toute la semaine.
La salle propose une variété de programmes pour attirer et former de nouveaux membres, incluant des cours pour les jeunes, des compétitions régulières, et des événements sociaux qui renforcent l’esprit de communauté. Les initiatives pour attirer de nouveaux membres incluent des stages d’initiation, des démonstrations publiques (notamment l’été et/ou pendant les périodes olympiques), et des collaborations avec des écoles locales pour promouvoir l’escrime comme un sport accessible et enrichissant.
La salle d’armes du Cercle National des Armées continue de perpétuer un héritage riche et varié, tout en s’adaptant aux évolutions modernes pour rester un pilier de l’escrime à Paris.
1992 : Plaquette du Centenaire de la Salle Armes 1892-1992
Dans les salons du Cercle national des armées, nos escrimeurs et escrimeuses du Cercle militaire laissent leurs armes et se retrouvent autour d’un dîner convivial
Tous les ans, les membres répondent à l’appel de leurs maîtres et se réunissent dans les prestigieux salons du Cercle national des Armées.
C’est l’occasion de laisser ses armes et la tenue blanche de côté pour se (re)découvrir autrement et se réunir autour d’un bon repas. Au Cercle, la tenue correcte est exigée mais l’ambiance est détendue mais absolument pas guindée.
Plus qu’un dîner, c’est un moment de communion entre les générations, les anciens et les nouveaux inscrits, la société civile et l’univers militaire.
On parlera escrime, bien sûr, mais pas que ! Après les discours et les ovations aux maîtres, les plaisanteries vont bon train. Les amitiés naissent ou se consolident. Un petit moment « hors escrime » pour mieux y revenir ensuite…
Note : le « M » correspond à « Moins de » et le chiffre à l’âge: M7 = Moins de 7 ans La salle d’armes du Cercle militaire propose à ses jeunes escrimeurs ses propres catégories pour les plus jeunes escrimeurs. Il ne s’agit pas des dénominations officielles de la FFE mais cela rend l’ambiance du club plus sympathique !
Nous accueillons votre enfant jusqu’à 3 fois dans la semaine selon 2 formules au choix:
3 séances en semaine: lundi, mercredi, jeudi
ou
3 séances : samedi et 2 autres séances en semaine au choix
Les tarifs Enfants sont fixés que votre enfant participe à 1 , 2 ou 3 séances par semaine.
Au sein du Cercle National des Armées, vous croiserez des tireuses et tireurs de tous les âges. L’ escrime est certes un sport dynamique, nécessitant réactivité et explosivité. Mais, c’est aussi un sport qui requiert de l’analyse, de la précision et de la technique, des qualités qui se développent avec l’expérience. Les fougueuses jeunes générations ont bien des choses à apprendre de leurs aîné(e)s, et les gagnants ou gagnantes ne sont pas toujours celles et ceux que l’on croie…
Cette diversité générationnelle est aussi une source d’enrichissement collectif et personnel. Notre salle d’armes réunit en un même lieu des tireurs et tireuses qui, de par leur âge et leur parcours, ne se seraient probablement jamais croisés ailleurs que sur la piste, et, bien au-delà de l’escrime, ce sont des amitiés improbables qui peuvent se nouer en croisant le fer.
Chaque année, le tournoi Valès rassemble les tireurs du Cercle Militaire des Armées dans une ambiance aussi conviviale qu’exigeante. Une belle tradition sportive et amicale au cœur du 8ᵉ arrondissement de Paris.
Le Valès, c’est le rendez-vous incontournable des escrimeurs du Cercle Militaire – Cercle National des Armées. Ce tournoi interne emblématique se décline dans les trois armes : fleuret, épée et sabre, pour les hommes comme pour les femmes. L’objectif ? Confronter les tireurs du club dans un esprit de compétition amical, mais avec le sérieux et la passion que réclame l’art de l’escrime.
Au fleuret et au sabre, la compétition s’organise sur une soirée bien rythmée : un premier tour de poules permet d’établir le tableau d’élimination directe. Puis les choses sérieuses commencent : 24 tireurs s’élancent, suivis des phases à 16, puis à 8, à 4… jusqu’à la grande finale.
Le club d’escrime du Cercle militaire compte plus d’épeistes, ce qui rend le Valès « épée » un peu particulier. Les poules de classement s’étalent sur tout un mois. Chacun peut donc se qualifier à son rythme. La tableau final de 24 tireurs fera toujours quelques déçus (de ne pas y être) et la compétition s’achève avec la finale.
L’atmosphère monte d’un cran pour les derniersassauts : les demi-finales, la petite finale et la finale sont arbitrées par les maîtres d’armes, sous les yeux attentifs des tireurs et des habitués du Cercle. Le sérieux du sport y côtoie la bonne humeur d’un club où l’on se connaît bien.
À la fin, les quatre finalistes posent pour une photo souvenir, et la soirée peut se conclure – selon les envies – par une bonne douche… ou un débriefing plus ou moins sportif autour d’un verre, au bar du club à l’étage !
Et bien sûr, il y a des récompenses à la clé : les grands gagnants repartent avec des goodies premium du club (surprise garantie !), remis lors du pot de fin d’année en juin, qui réunit toute la famille escrimeuse du Cercle Militaire dans une ambiance chaleureuse et festive.
Si aujourd’hui tout le monde peut venir pratiquer l’escrime au Cercle militaire, il n’en a pas toujours été ainsi. A l’origine la salle d’armes était réservée aux gens d’armes. Aujourd’hui on y croise des hommes et des femmes pratiquants une grande variété de métiers.
A ses origines, en 1892, la salle d’armes n’accueillait que les officiers de l’armée française en poste ou de passage à Paris. L’escrime, comme l’équitation, occupait une place prépondérante dans la formation des officiers. L’encadrement était assuré par des moniteurs de sport généralistes qui se spécialisaient en devenant maîtres d’armes.
La salle s’est ouverte au fil du temps aux sous-officiers puis à la société civile. A la disparition de la formation à la maîtrise d’armes militaire, la salle d’armes du Cercle a perpétué la méthodologie et les valeurs traditionnelles avec un enseignement aux 3 armes.
Officiers, sous-officiers, hommes, femmes, jeunes de tous âges et milieux se croisent et s’affrontent sans distinction. « On ne refuse jamais un assaut ».
Affiliée à la Fédération française d’escrime et à la fédération des clubs de la défense, la salle d’armes du Cercle militaire est un bel exemple du lien armée-nation.
À l’occasion de ses 100 ans, Gilbert Ginsburger, figure emblématique de l’escrime au Cercle militaire de Paris, a été célébré comme il se doit. Président de la salle d’armes pendant plus de 30 ans, il devient président d’honneur en 2025. Retour sur un moment fort en émotion et en convivialité, organisé par le général Bernard Aussedat et les maîtres d’armes.
Décembre 2024 restera une date gravée dans les mémoires de la salle d’armes du Cercle militaire. Ce mois-là, les escrimeurs et escrimeuses se sont réunis pour célébrer un événement exceptionnel : les 100 ans de leur président bien-aimé, Gilbert Ginsburger, désormais nommé président d’honneur après plus de trente ans à la tête de notre salle.
Une figure inspirante pour les escrimeurs du Cercle militaire
Magistrat de haut vol, escrimeur passionné, homme d’une rare élégance morale et d’un humour à toute épreuve, Gilbert Ginsburger est une figure incontournable de notre Cercle. Depuis 1991, il a incarné l’esprit de notre salle : exigence, passion, respect et camaraderie. Toujours à l’écoute, toujours juste, il a su faire vivre une institution où chacun se sent accueilli, reconnu et encouragé.
En devenant président d’honneur, il ne quitte pas la salle – loin de là. Il continue de venir régulièrement, partageant conseils avisés et anecdotes avec cette bienveillance qu’on lui connaît.
Une fête à son image : conviviale et chaleureuse
À l’initiative du président actuel, le Général Bernard Aussedat, et des maîtres d’armes, la salle s’est parée de ses plus beaux atours pour une soirée à la hauteur de l’homme célébré. Entre éclats de rires, souvenirs partagés, et instants d’émotion, les discours ont salué l’engagement sans faille du « Président », sa rigueur teintée d’humanité, et son amour du sport et des gens.
Les tireurs de tous âges, anciens et nouveaux, les membres du Cercle et les invités ont levé leur verre à la santé d’un centenaire qui, fidèle à lui-même, a remercié chacun avec humilité et humour.
Une salle d’armes vivante, un esprit intact
Cette célébration a montré, une fois de plus, que notre salle est bien plus qu’un lieu d’entraînement : c’est une communauté d’escrimeurs et d’escrimeuses, unie par une passion commune et une profonde estime pour ceux qui font vivre cet esprit. Et nul ne l’a mieux incarné jusqu’à présent que Gilbert Ginsburger.
Merci, Monsieur le Président, et bravo pour ce centenaire lumineux !
Passée la Guerre de 1870, la vocation de l’École de Joinville évolue. L’École élargit d’abord son champ de compétences à l’escrime et devient l’École normale de Gymnastique et d’Escrime de Joinville (1872). Dès lors que l’Armée française devient une Armée de conscription, l’École assure aussi la formation de professeurs civils de gymnastique.
Pose à l’entrainementJoinville – École Normale de Gymnastique.Joinville : Camp de Saint MaurJoinville : Camp de Saint Maur : Jeux de sabresJoinville – École Normale Militaire
Sport réservé à une élite, l’escrime avait sa place dans les grandes écoles .
Saumur – Maîtres d’armes faisant une poule à l’épée.Entrainement à l’école Polytechnique (1)Saumur – Enseignement de la contre-pointe (Mouvement au sabre où l’on frappe à la fois de la pointe et du tranchant)Saumur – Pose plastique à l’École de CavalerieL’école de Saint-Cyr – Cours d’EscrimeL’école de Saint-Cyr – Cours d’EscrimeL’école de Saint-Cyr – Cours d’EscrimeEntrainement à l’école Polytechnique (12
Les bienfaits de l’entraînement régulier Comme tout sport, l’entraînement régulier est essentiel pour progresser en escrime. Voici quelques bienfaits d’un entraînement constant : Amélioration de la condition physique : Un entraînement régulier vous rendra plus fort et plus résistant. Perfectionnement des techniques : Répéter les mouvements vous permettra de les exécuter avec plus de précision et de rapidité. Développement de la stratégie : L’expérience vous aidera à mieux anticiper les mouvements de votre adversaire.
Les escrimeurs posant pour une photo aimaient se montrer dans une attitude fière et conquérante. Mais à qui était destinées ces cartes ?
Saumur – Pose plastique à l’École de CavalerieAprès les assauts (1911)Championnat militaire 1911Prévôt et ÉlèvesUne escrimeuseJe pose et j’en suis fier car je le mérite !A l’Escrime – Le prévôt d’Armes DuboisMaitre d’ArmesPhoto d’escrimeurs militairesPhoto d’escrimeurs militairesÉquipe gagnante au challenge des Amis de l’Épée (1919)